Sexualités particulières
La vie amoureuse et sexuelle après 60 ans
Encadré:
Si 50% des femmes et 60% des plus de 50 ans déclaraient avoir eu des rapports sexuels dans l’année écoulée en 1970, ils étaient respectivement 85% et 90% en 2007, lors de la dernière étude CSF. Les femmes en couple de 50 à 69 ans déclarent en moyenne 7,3 rapports par mois (contre 5,3 lors de l’étude précédente, en 1992).
Evidemment, si le regard des principaux intéressés sur leur propre libido a changé, tout n’est pas aussi simple d’un point de vue physiologique et psychologique Voici quelques conseils pour mieux en profiter et s’adapter aux changements du corps :
- La sécheresse vaginale est quasi inévitable à partir de la ménopause : une lubrification complémentaire à l’aide d’un gel peut permettre des rapports tout à fait réguliers et normaux.
- Pour entretenir le désir, l’entretien du corps est indispensable. La pratique d’un exercice physique régulier est un bon moyen de maintenir une bonne image de soi, dans l’œil de son partenaire comme dans son propre regard.
- Si la pénétration proprement dite est parfois problématique, la bonne connaissance que vous avez l’un de l’autre favorise tous les autres jeux sexuels : rapports bucco-génitaux, masturbation réciproque, etc.
- Ne comparez pas votre sexualité d’aujourd’hui à vos « performances » d’avant. Ni en termes de fréquence, ni en termes de durée des rapports. Demandez-vous juste s’ils vous apportent le plaisir attendu.
- Choisissez des positions et des pratiques qui ne sollicitent pas trop les qualités athlétiques de votre corps. Préférez les positions qui supposent la complicité, le confort et un contact étroit de vos deux corps : le lotus, les cuillères, le missionnaire, etc.
- Certains traitements de pathologies caractéristiques de cet âge sont des inhibiteurs du désir et de l’excitation sexuelle. Et notamment les antihypertenseurs, les antilipidiques, les antidiabétiques et les antiulcéreux. Si vous êtes concerné par leurs effets secondaires, n’hésitez pas à en parler à votre médecin.
- Grâce au Viagra et autres médicaments équivalents, les troubles de l’érection ne sont plus une fatalité. Si cette molécule est compatible avec l’état de santé, éventuelles les pathologies et les autres traitements de votre partenaire, il serait dommage qu’il s’en prive !


